Départ le lendemain très tôt direction un beau national park Jervis Bay. Des plages paradisiaques nous attendaient : genre sable blanc, eau transparente. On a donc décidé que c’était le bon moment de se reposer encore une fois (oui oui on a besoin de se reposer car les journées à la mer fatiguent énormément). Du coup, matinée branlouille sur la plage.
Il a quand même fallu reprendre la route pour avancer encore un peu direction Ulladulah, un camping très cher, tout était payant (même les barbecues) mais l’avantage est qu’on avait tout le terrain tente pour nous tous seuls
La journée suivante, nous avons vraiment fait beaucoup de route, et avancé plus de 500 km. Nico et Quentin se partagent le volant car je n’ai pas mon permis international et Vané, ben vaut mieux pas qu’elle conduise d’après ses dires et expériences italiennes. Du coup nous sommes à l’arrière toutes les deux. Il n’y a pas grand-chose à faire pendant ces longues heures de route. Nous n’avons pas le droit de critiquer la conduite ni de donner notre avis sur la route à prendre (j’exagère une peu quand même ils ne sont pas méchants). C’est une vrai e dictature ! Je suis la préposée au Guide Lonely Planet et Vané est madame camping. On est souvent écoutées dans nos propositions.
Parfois un débat est lancé, souvent Quentin étale sa science du genre : « saviez vous que le sable de Fraser Island provient de plusieurs parties d’Australie et parfois très loin », ou encore, « il y a 6 ans, quand j’étais en Australie »… Bref on s’éclate ! Pour se venger de ses moments de solitude, avec Vané, on attend chaque arrêt dans les villes pour faire de l’essence pour aller se chercher un CAPUCCINO ou pour faire les magasins et on prend notre temps.
Bref, nous nous sommes arrêtés à Malacoota, sur les bons conseils de Jean Roch et Julia. Le camping est juste énorme, la plage ultra sauvage, avec des tonnes de dunes à pertes de vue et surtout des dauphins qui sont venus nous dire bonjour. Un endroit que l’on conseille vraiment sur cette côte.
Nous sommes arrivés au Wilson Promontory national park, l’un des plus réputé du pays. Pour info, nous sommes passés dans le Victoria après le New Sales Wales, et il fait vraiment plus froid. Les paysages du park sont vraiment mystiques. On se serait cru dans Jurassik park avec de grandes montagnes vertes, un ciel menaçant… On a vu nos premiers Wombats morts au bord de la route. Ca ressemble à des gros cochons noirs mais on avait du mal à se rendre compte de leur réelle apparence car ils étaient tout gonflés et les 4 fers en l’air (c’est très triste…). En arrivant au camping, j’essaye d’ouvrir la porte coulissante de Twiki et je me rends compte que quelque chose bloque. En fait Quentin avait oublié le bouchon du réservoir d’essence à la station précédente (environ 200 bornes), du coup, on voyageait avec le réservoir ouvert sans le savoir ce qui est très safe !!
Il y avait un vent à décorner les bœufs dans ce park. Le plantage de la tente fut épique et surtout la session cuisine accompagnée de pluie et sans cuisine couverte. Nous avons mangé tous les 4 dans Twiki serrés comme des sardines, un moment très convivial. Et l’apothéose de la soirée, un wombat « vivant » qui se baladait juste à côté des tentes. Enfin de la Wild « Life » !
La nuit dans la tente fut ventue, mais finalement on y dort bien.
Une superbe belle ballade nous attendait le lendemain dans le park, 2h de marche avec des paysages montagneux entourés de mer, très différents de ce que l’on avait l’habitude de voir depuis le début ; pas de rainforest ni de grands arbres. Que de la mangrove ou des arbres qui donnaient l’impression d’avoir été brulés. Une végétations beaucoup moins dense et donc moins étouffante. Très agréable et beaucoup moins fatiguant que dans les Blue Mountains !
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